
Conor McGregor fera son retour le 11 juillet prochain. L’Irlandais affrontera Max Holloway dans le combat principal de l’UFC 329, un événement particulièrement attendu puisqu’il marquera sa première apparition dans l’octogone depuis cinq ans. Georges St-Pierre pense que le Notorious ne doit pas commettre une erreur en particulier.
Alors que les analyses se multiplient autour de cette revanche très médiatisée, Georges St-Pierre a partagé son point de vue sur la préparation de The Notorious. Et selon la légende canadienne, Conor McGregor devra éviter une erreur qui pourrait lui coûter cher le soir du combat.
Pour l’ancien champion de l’UFC, l’Irlandais ne doit surtout pas prendre le contrôle total de son camp d’entraînement au détriment de ses entraîneurs.
Georges St-Pierre avertit Conor McGregor
Interrogé par The Break Talk, l’ancien champion canadien a expliqué pourquoi il estimait essentiel qu’un combattant conserve une relation de confiance avec ses entraîneurs, même lorsqu’il possède une immense expérience.
Pour GSP, un athlète ne doit jamais devenir le véritable décideur de son camp.
« Il doit se placer dans cette position : ne pas être le patron, laisser son entraîneur être le patron. »
Selon lui, cette hiérarchie est indispensable pour préparer au mieux les conditions extrêmes d’un combat de haut niveau.
« Car le combat se déroule dans un environnement très éprouvant ; on ne maîtrise rien, il se passe énormément de choses. »
Le Canadien estime qu’un combattant doit accepter d’être poussé dans ses retranchements à l’entraînement, même lorsque cela est inconfortable.
« On essaie de contrôler ce qui est contrôlable, mais beaucoup d’éléments nous échappent ; il faut donc recréer cet environnement. Si l’on veut tout diriger à sa guise à l’entraînement, sans laisser les entraîneurs prendre les commandes pour nous faire vivre l’enfer, cela pose problème, car ce n’est pas la réalité. »
Pour St-Pierre, l’objectif d’un camp d’entraînement est précisément de reproduire les situations difficiles auxquelles un combattant sera confronté dans la cage.
« Il faut se préparer à une situation qui se rapproche le plus possible de celle que l’on va réellement affronter. »
Un retour sous haute pression pour Conor McGregor
Conor McGregor s’apprête à effectuer l’un des retours les plus attendus de l’histoire du MMA.
Absent depuis sa fracture de la jambe contre Dustin Poirier en 2021, l’ancien double champion retrouvera Max Holloway dans une revanche le 11 juillet à l’UFC 329 plus de douze ans après leur premier affrontement. À l’époque, McGregor s’était imposé par décision unanime chez les poids plumes. Cette fois-ci, le choc aura lieu chez les welterweights.
Mais beaucoup de choses ont changé depuis.
Pendant que l’Irlandais s’éloignait progressivement de la compétition, Holloway est resté au plus haut niveau, disputant plusieurs combats majeurs et conservant son statut parmi les meilleurs combattants de l’organisation.
Cette longue absence soulève donc de nombreuses interrogations sur l’état de forme de McGregor et sur la manière dont il a préparé son retour.
Une préparation différente de celle de ses grandes années
Durant son ascension vers les sommets de l’UFC, Conor McGregor était étroitement associé à son équipe du SBG Ireland.
John Kavanagh, son entraîneur principal, et Owen Roddy, son coach de striking, ont joué un rôle central dans sa progression et dans ses conquêtes de titres.
Aujourd’hui, même s’il travaille toujours avec ces figures historiques de son entourage, l’Irlandais a considérablement modifié sa méthode de préparation.
McGregor dispose désormais d’une salle d’entraînement privée installée sur sa propriété et organise une partie importante de ses séances avec différents partenaires de sparring issus du monde de la boxe et du MMA.
Une évolution qui suscite certaines interrogations chez les observateurs.
Pour Georges St-Pierre, le danger n’est pas tant la qualité de l’entraînement que la place occupée par McGregor dans les décisions liées à sa préparation.
Une inquiétude partagée
Depuis plusieurs années, des anciens combattants et analystes se demandent si le succès colossal de Conor McGregor n’a pas progressivement modifié son approche de l’entraînement.
À mesure que sa notoriété et sa fortune ont grandi, l’Irlandais a gagné davantage de liberté dans l’organisation de ses camps, au point que certains craignent qu’il ne soit plus autant challengé qu’à l’époque de son ascension.
Les propos de Georges St-Pierre semblent aller dans ce sens.
Sans critiquer directement McGregor ou son équipe, le Canadien rappelle simplement un principe qu’il considère fondamental : même les plus grandes stars doivent accepter de se remettre entre les mains de leurs entraîneurs.
Cependant, un élément semble rassurant pour Conor : l’Irlandais a récemment réagi à la défaite d’Ilia Topuria face à Justin Gaethje, suggérant que l’Espagnol ne s’était pas assez mis dans le dur à la salle d’entraînement. Ainsi, il est probable qu’il applique ce conseil pour lui-même.
Un élément clé avant l’UFC 329
À quelques semaines de son affrontement contre Max Holloway, il est évidemment impossible de savoir quelle influence aura réellement cette question sur la performance de McGregor.
Mais lorsque l’on revient après cinq ans d’absence face à un adversaire actif et expérimenté, chaque détail compte.
L’ancien champion devra non seulement retrouver ses sensations physiques, mais aussi gérer la pression d’un retour très attendu par les fans du monde entier.
Et si Georges St-Pierre a raison, l’une des clés de ce comeback pourrait bien se trouver loin des projecteurs, dans la manière dont Conor McGregor accepte ou non de laisser ses entraîneurs prendre les commandes de sa préparation.
Êtes-vous d’accord avec Georges St-Pierre ?
