L’UFC Maison-Blanche menacé : une plainte veut faire annuler l’événement du 14 juin

L'UFC Maison-Blanche menacé : une plainte veut faire annuler l'événement du 14 juin
Crédit : Instagram @ciryl_gane

L’UFC Freedom 250, l’événement historique prévu sur la pelouse de la Maison-Blanche, se retrouve au cœur d’une bataille judiciaire. Une plainte a été déposée afin de tenter d’empêcher la tenue du gala, qui doit notamment accueillir les combats entre Ilia Topuria et Justin Gaethje, ainsi que Ciryl Gane et Alex Pereira pour le titre intérimaire des poids lourds.

Alors que l’UFC présente cette soirée comme l’un des événements les plus ambitieux de son histoire, certains opposants dénoncent au contraire une utilisation abusive de lieux emblématiques appartenant au patrimoine américain.

Une plainte déposée contre l’événement

Selon plusieurs médias américains, dont Bloody Elbow, Associated Press ou MMA Junkie, une plainte aurait été déposée par Paul Romano, vétéran de la guerre du Vietnam, et Susan Douglas, militante citoyenne de longue date. Les deux plaignants sont soutenus par le Public Integrity Project, une organisation qui affirme vouloir empêcher ce qu’elle considère comme une utilisation illégitime de sites fédéraux à des fins privées.

Au cœur de leur argumentation, l’idée que Donald Trump offrirait à son proche allié Dana White et à l’UFC un accès privilégié à des lieux symboliques tels que la Maison-Blanche et le Lincoln Memorial afin d’y organiser un événement sportif à but lucratif.

Susan Douglas n’a pas mâché ses mots dans un communiqué relayé par le Public Integrity Project :

« Le président a fait en sorte que deux des monuments les plus précieux des États-Unis soient confiés à une entreprise privée afin que lui et ses alliés puissent en tirer profit. C’est de la corruption. »

« Ces monuments appartiennent à tous les Américains, pas à Dana White, ni à des annonceurs comme Crypto.com, ni à Donald Trump. Nous demandons à la justice de faire appliquer la loi car l’administration refuse de le faire », a ajouté Susan Douglas.

Les opposants dénoncent un événement privé sur un terrain fédéral

La plainte avance plusieurs arguments juridiques. Les plaignants estiment notamment que l’organisation d’un gala UFC sur un terrain fédéral pourrait enfreindre certaines règles concernant l’utilisation des espaces publics et des monuments nationaux. Ils contestent également certaines installations mises en place autour du site et affirment que les procédures administratives nécessaires n’auraient pas été respectées.

Les opposants considèrent aussi que l’événement représente avant tout une opération commerciale bénéficiant à des acteurs privés plutôt qu’une célébration d’intérêt public. Plusieurs critiques pointent notamment la présence de sponsors, la diffusion payante de l’événement et les retombées économiques potentielles pour l’UFC et ses partenaires.

La Maison-Blanche rejette les accusations

Du côté de l’administration américaine, le ton est tout autre. La Maison-Blanche a rapidement réagi en qualifiant la procédure judiciaire de tentative infondée visant à bloquer un événement déjà autorisé.

Les autorités estiment que l’UFC Freedom 250 ne diffère pas d’autres événements organisés au cours de l’année sur les terrains fédéraux de Washington. Elles considèrent donc que la plainte n’a pas de fondement solide.

Pour l’heure, aucune décision de justice n’a été rendue et les préparatifs se poursuivent normalement.

L’UFC continue les préparatifs

Malgré cette polémique, tout indique que l’organisation avance comme prévu. Les infrastructures destinées à accueillir l’octogone et plusieurs milliers de spectateurs sont toujours en cours d’installation. Dana White a d’ailleurs reconnu à plusieurs reprises que l’organisation d’un événement sur le site de la Maison-Blanche représenterait un défi logistique colossal et pourrait même entraîner des pertes financières importantes pour l’UFC.

L’organisation avait également annoncé il y a plusieurs mois travailler avec l’Association of Boxing Commissions (ABC) afin de garantir le bon déroulement réglementaire de cette carte historique organisée sur une propriété fédérale.

Un événement toujours prévu pour le 14 juin

À l’heure actuelle, l’UFC Freedom 250 reste maintenu au calendrier. Sauf décision judiciaire de dernière minute, les fans devraient donc assister à l’un des événements les plus médiatisés de l’histoire du MMA.

Le main event opposera Ilia Topuria à Justin Gaethje, entre qui la tension est montée ces derniers jours. En co-main event, Ciryl Gane tentera de décrocher une deuxième ceinture intérimaire des poids lourds face à Alex Pereira, qui vise quant à lui un exploit inédit en devenant champion UFC dans une troisième catégorie de poids différente. Selon Dana White, Poatan deviendra le GOAT s’il y parvient.

Reste désormais à savoir si cette bataille juridique de dernière minute aura un impact sur l’organisation de ce rendez-vous historique, même s’il y a peu de chances. L’UFC devrait donc tenir son événement comme prévu sur la pelouse de la Maison-Blanche.

Voir les horaires, la diffusion, la carte complète et toutes les infos à savoir sur l’UFC Maison-Blanche ici.

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